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SOMMAIRE:
NE
JETEZ PAS LAPIERRE… JE SUIS DERRIERE ! "Un
tour de chant de Jean Lapierre c'est presque un tour du monde, une invitation
à un voyage immobile (du moins, croit-on)… On circule d'Amérique du Sud en Italie,
de Cadaquès à Memphis, d'Essaouira aux Saintes-Maries-de-la
Mer… L'artiste se présente d'ailleurs sur scène coiffé d'un panama (pour se
protéger des coups de soleil de certaines contrées) et vêtu d'un trench-coat (de
quoi résister aux intempéries). Entre
les chansons, il parle d'abondance, enflamme le public par ses récits et souvenirs.
Ses chansons ont quelque chose d'épique, pourtant elles évoquent des détails dérisoires,
l'ordinaire de nos vies : une femme qui ramasse des cailloux sur une plage à Portofino,
une princesse qui meurt sous un tunnel (Qui a
tué Diana)… Une
pause avec une reprise en français de la Suzanne de Leonard Cohen, un Dernier
blues à Memphis, le message est tonique chez ce chanteur, sorte de Georges
Moustaki survitaminé, de Lavilliers blond et barbu. Des personnages surgissent
: Sara, La fille
à l'étoile de mer, La Dame blanche du col.
On pense à Bob Dylan, à Léo Ferré, à Graeme
Allwright. Il y a là un univers original, surtout pas l'introspection narcissique
à la mode. Ce sont les rencontres et les climats qui révèlent l'homme : on
naît d'une route qui devient un pays et l'on bifurque vers la Nationale
113 revisitée, en blues… Le tout en s'étourdissant de rythmes : on retrouvera
sa route guidée par La lampe des voyageurs.
Et tandis qu'on se repose
à l'autre bout du monde, la terre continue de tourner : E
la nave va, au refrain en italien. Les pizzicatti de la guitare électrique
de René Irra donnent du relief à ce Woody Guthrie
savoyard, qui n'a de cesse d'encourager les spectateurs à reprendre les refrains,
à se lever et à danser. Et
quand le concert s'arrête et que Jean Lapierre reprend un train qui file dans
la nuit, on retient qu'Y' a rien de plus beau que l'or du temps
et que l'on vient de passer un moment précieux." Bertrand
Bonnieux Voir Jean Lapierre sur "Ma scène
TV" : ICI
Son âme d'aventurier le conduit du
journalisme à la chanson…
Porté avant tout par la création, passionné par l'écriture
et la composition, c'est aussi "un chanteur qui parle d'autres chanteurs".
Il présente des Conférences-Spectacles sur
Léo Ferré, Barbara, Claude Nougaro, Jacques Brel, et également des
expositions... Il a sorti un livre "La Chanson
de Paris", Préfacé par Georges Moustaki. Dates
et lieux des concerts, conférences, expositions
Jean
Lapierre en concert 1h,
30 avec ses chansons originales, écrites et composées par lui-même, tournées vers
le public qui participe, chante, reprend les refrains et devient complice de l'interprète,
Jean Lapierre vous emmène sur les routes du voyage, animant la salle au gré de
son univers… Différentes formules possibles (solo ou avec musiciens)...
Voir vidéos en concert, textes, écoutes
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lot est d'écrire des chansons et d'aller
les chanter le soir sur les scènes du monde. J'irai demain en Turquie
ou en Italie. J'irai rêver au soleil de Marrakech. Mes mots ce sont
mes livres à moi que je porte depuis le long hiver des années cinquante,
devant le poste de radio dans la cuisine, avec les cartes postales glissées
sous la vitre. Les stations : Rio, Barcelone, Madrid
égrenaient les
voyages qu'on pourrait faire. En haut l'oeil magique vert était notre télévision.
Déjà, Pierre Bellemare racontait, le dimanche soir avant le sommeil,
des histoires qui faisaient pleurer. Un jour le Cirque Bouglione planta son
chapiteau. C'était Quitte ou Double. J'ai dit : Double ! Je voulais aller
sous le rond de lumière parler, ou peut-être chanter. C'est venu
beaucoup plus tard, comme une évidence. J'ai quitté les années
cinquante. Je vis demain dans la prochaine chanson que je vais écrire.
J'aime les voyages. Ce sont ceux d'une page blanche que je noircis. L'écriture
est déjà un voyage. Mon horaire de train je l'ai au fond de mon
âme quelque part dans une nuit traversée par le Palatino
et ses wagons filant vers le sud. Il me dit les correspondances à prendre.
Je voudrais chanter ce voyage, et le faire partager. On est seul(s ?) la nuit.
Mais il y a des rencontres. Les compartiments se remplissent. Et sur les autoroutes,
il y a ces bars le long des lignes blanches où l'on côtoie les voyageurs
de jour comme de nuit. Amis, mettez vos voix avec la mienne, nous voyagerons
aussitôt. Il n'y a rien de plus beau que le chant. C'est la musique de la
voix. Il rime à perdre haleine le souffle à portée de gorge.
Il dit l'aurore et l'Amour. C'est bien le moins qu'on puisse chanter dans ce monde
de cris et de fureurs ! Les barricades du désespoir sont encore à
franchir. Il faut dire la vie qui vient dans cette nuit froide. Il faut clamer
le soleil fraternel. C'est un long long chemin. Veillant nos mots comme une grande
armée, n'ayons pas peur. Chantons ce jour, la jeunesse qui hurle à
l'amour, demandant un peu de rêve et de musique ! Jean
Lapierre (Szczecin, Pologne, 20/03/06) L'or
du temps 1/
T'as beau courir après l'argent T'as beau courir après tout
ça Au bout du compte tu verras Y'a rien d'plus beau que l'or du
temps 2/ Un jour tu
apprends la patience Celle qui se niche au coin des nuits Comme un vin
qui s'fait en silence Balayant les peurs les non-dits 3/
Tes chansons sortent de la nuit Comme un jour de libération Avec
l'évidence de la vie Et tous les curs à l'unisson |
4/ Les mots ne sont rien sans
la voix Qui les porte et les fait chanter Ils prennent leur patine et
leur voie Lentement comme l'or du temps 5/
T'as beau courir après l'argent T'as beau courir après tout
ça Au bout du compte tu verras Y'a rien d'plus beau que l'or du
temps Paroles & Musique : Jean Lapierre |
 | Des
fougères dans le cappuccino
(L'aventure de l'écriture) | "
Une chanson ressemble à un rêve qu'on essaye de réaliser.
Ce sont des pays inconnus où il faut s'introduire
On peut en
écrire n'importe où, dans le compartiment d'un train, sur un bateau,
à cheval - le mouvement aide toujours. Des gens qui ont un merveilleux
talent d'auteur-compositeur n'en écrivent jamais parce qu'ils restent immobiles
" Bob Dylan Chroniques 1 (Fayard)
Des fougères dans le cappuccino
comme venues de la préhistoire fossilisent la crème attirante. Le
temps s'écoule ainsi au rythme des heures loin du stress. Et les mots
viennent. Tu es comme le défricheur dans la jungle, l'homme qui creuse
sous la terre, le mineur du fond. Tu t'enfonces dans le noir
espérant la Salle et ses découvertes. C'est un peu ça
écrire une chanson : partir à l'aventure sous terre, pour
découvrir cette chanson qui t'apparaît. Il faut faire vite quelques
fois, la mettre sur le papier tout de suite. Car la chaleur peut faire disparaître
tout à coup les peintures ancestrales cachées à l'intérieur
depuis des lustres, comme dans Fellini-Roma. Ensuite, la musique vient,
parfois d'un trait, d'une corde. Certaines fois, elle se fait prier, se mérite,
se gagne, ou se découvre au bout de quelques accords, émergeant
au milieu des mots, compagne de voyage. Je regarde mon cappuccino dans
cette ville tranquille d'Italie. J'y vois la douceur du temps, l'arrivée
du printemps, l'espérance du Chant. Ecoute, il y a partout une musique
qui chante comme l'Amour, comme la vie qui va. J'attrape au vol ces notes magiques,
la dolce vita d'un jour d'hiver. Elle dit l'aventure et le voyage, l'esprit
en éveil, sempre, sempre
Jean Lapierre (Vicenza,
Italia, 22/02/07) Une
bonne vieille ballade Une
bonne vieille ballade qui parle de routes, de grands
espaces, d'autoroutes, quelque part en France ou dans le sud : je veux chanter
ça, toujours, avec la liberté de partir la nuit, dans le froid qui
vous glace les os. Une bonne vieille ballade, une voix qui prend son
temps comme un train qui s'élance dans la nuit, ou un avion roulant sur
la piste
Après, t'es en stand by, attendant la pluie de
cendres ou la renaissance des amants de Pompeï. Tu vois le vert le long
des voies. Tu entends le bruit des gares. Tu imagines la vie des gens marchant
sur un lac gelé. Qui sont-ils ? Que font-ils ? Comment vivre ici dans ces
terres noires ? Une bonne vieille ballade : voilà le secret,
avec des joueurs de cartes devant les tables, des hommes qui rôdent dans
le matin. Je me souviens de celui qui faisait le tour du Massif Central à
pied, croisé quelque part sur la route de Poitiers. Il n'avait pas le temps
de s'arrêter, le visage buriné comme un gitan, la veste de velours.
Il ne montait jamais dans les voitures. Il reviendra peut-être un jour dans
une ballade que je chanterai un soir sous les projecteurs, racontant la route,
toujours
Une bonne vieille ballade : voilà le secret,
avec des sonneries de barrières, des pas feutrés dans le noir, un
train qui file vers le sud, toujours
Une bonne vieille ballade ! Jean
Lapierre (Vicenza, Italia, 22/02/07)
http://www.myspace.com/jeanlapierre
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